Le site du boulevard d'Avroy.
Le quartier dit de l’Ile de Commerce (Avroy-Terrasses) avait été conçu par H. G. BLONDEN vers 1880 comme une véritable mise en scène urbaine : un parc dessiné par E. KEILIG, des avenues larges, des perspectives vers la Meuse : tous ces éléments lui conférant une valeur résidentielle élevée. Il était aussi devenu une belle entrée de ville pour les voyageurs ayant débarqué aux Guillemins.
Il n’est donc pas surprenant que ce quartier ait éveillé l’intérêt de la promotion immobilière lorsque le règlement communal de 1963 établit un cadre libéral pour autoriser la construction en hauteur. Les autorités municipales engageaient alors une entreprise de modernisation de la ville afin de rencontrer les défis de la modernisation (adaptation des voiries, rénovation de l’habitat).
Réalisées sans plan d’ensemble et en reprenant pour l’essentiel la trame parcellaire préexistante, ces interventions ont produit un paysage urbain hétéroclite : l’homogénéité ancienne (le caractère d’ensemble de ces fronts bâtis) a disparu sans faire naître une cohérence moderne ou moderniste (que l’on trouve par exemple à Droixhe ou rue Charles Magnette).
Si les secteurs du XIXème ont payé un lourd tribut à cette modernisation, le patrimoine plus ancien n’a pas non plus été épargné.