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Cité administrative, 1967.

La question du regroupement des services administratifs communaux préoccupait les édiles depuis longtemps (26 services étaient disséminés dans 18 bâtiments).
En 1955, le Conseil communal vote un plan particulier d’aménagement prévoyant la construction d’une Cité administrative dans l’îlot formé par les rues Potiérue, Féronstrée, Saint-Jean-Baptiste et Barbe-d’Or. La première pierre est posée en septembre 1963, et le bâtiment est inauguré en 1967 (architectes J. POSKIN et H. BONHOMME).
Ce bâtiment de 18 niveaux n’est pas sans évoquer une célèbre tour new-yorkaise et peut être regardé comme une des interventions majeures de ces années (entretien avec M. COHEN). C’est surtout sa localisation en plein cœur historique qui provoqua la polémique, ses opposants mettant en cause son caractère incongru dans la partie la plus étroite de la vallée.

L’argument de ses défenseurs était qu’il fallait regrouper les services administratifs communaux au sein d’un seul édifice, central si possible, et que, vu le volume nécessaire, il était préférable de faire un volume vertical plutôt qu’horizontal.
L’ensemble du site fut rénové (dans le sens d’une «démolition-reconstruction») par l’arasement d’immeubles vétustes, le dégagement de l’ancienne Halle aux Viandes, le démontage d’immeubles ou de leurs façades puis leur re-montage en un autre endroit (îlot Saint-Georges), l’érection de l’îlot Saint-Georges et le renforcement du pôle commercial (grand magasin).
L’opération a été menée grâce aux «subsides-taudis» de la loi de 1953 : ce secteur étant considéré comme une «lèpre matérielle et morale» (LEJEUNE, 1970).
Sensible au plan patrimonial, ce quartier avait déjà vu la disparition, entre autres, de l’ancien Hospice Saint-Abraham en Féronstrée ayant abrité l’Académie des Beaux-Arts entre 1837 et 1895.
La tour a été construite en dérogation à un règlement communal spécial de protection du 19/10/1959 qui interdit toute construction en hauteur dans ce secteur.

Construction

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