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Projet de «route de la Corniche».


Dès 1950, le projet de liaison autoroutière dit de «route de la Corniche» focalisa les attentions et oppositions.

Sous cette aimable appellation se préparait un projet gigantesque d’autoroute urbaine entre Vottem, Coronmeuse et Burenville comprenant une section en encorbellement sur le site de la colline de Hors-Château et un débouché sur la place Saint-Lambert.

Le ton du «tout à l’auto» était donné ! Ce fut d’ailleurs une préoccupation constante des autorités municipales et des forces vives : celles-ci ne voulaient pas rater les opportunités offertes par la construction du proche réseau autoroutier qu’il fallait connecter au centre de la ville par des pénétrantes, le but étant de revivifier le commerce, et singulièrement celui de la place Saint-Lambert. On rappelait que, comme la ville du XIXème siècle avait été raccordée au chemin de fer, il fallait que celle du XXème le soit aux autoroutes : cette comparaison n’éludait-elle pas les effets urbains très différents de ces deux modes de transport ?
En butte à un concert de contestations et à des problèmes de faisabilité, cette «route de la Corniche» ne fut jamais réalisée, au contraire de son pendant occidental : la liaison Burenville-Cadran-Saint-Lambert qui provoqua une aspiration de véhicules vers la place Saint-Lambert et dans la ville.

En octobre 1976, le projet de liaison Burenville-Coronmeuse dans lequel s’inscrivait cette «route de la Corniche» fut purement et simplement abandonné.

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