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Entretien avec Maurizio COHEN, été 2007.

Selon toi, quels sont les bâtiments, les lieux, les quartiers qui sont emblématiques des années 60 à Liège, et pourquoi ?

N’étant pas liégeois, je dirais qu’il y a dans cette ville au moins deux espaces qui me semblent significatifs : il y a d’abord le développement des immeubles de logements sur les quais. Ces immeubles à appartements sont certainement les bâtiments les plus frappants du paysage liégeois et ils datent presque tous de cette période. Ils sont de qualité assez inégale : je trouve qu’il y a certains bâtiments qui sont assez extraordinaires dans leur manière d’émerger et de se placer dans le paysage, d’autres qui sont assez ordinaires et donc beaucoup moins significatifs. Mais ce qui est impressionnant, c’est surtout la manière dont tout cela a pu se faire : quand on voit la ville, on a l’impression que ça allait être une évidence de coloniser les rives pour les densifier. C’est un paysage qui personnellement me fait penser à la côte belge : on a muré le rapport à l’eau pour en faire profiter le maximum de gens, mais pas pour que la ville en profite. Il n’y a pas vraiment beaucoup d’ouvertures. Liège fonctionne bizarrement avec l’eau : c’est une ville qui pourrait avoir un rapport beaucoup plus intense, beaucoup plus direct, beaucoup plus riche, et en fait, elle a une attitude passive; on a l’impression que ce n’est qu’ à partir du deuxième, troisième, quatrième étage qu’on a un rapport vers l’eau. Je ne pense pas qu’il s’agisse d’un problème de gabarit d’immeuble mais, dans la plupart des cas, la manière dont ils sont conçus fait que leur implantation par rapport à l’espace du fleuve est très peu exploité. C’est un thème qui pourrait être retravaillé à l’avenir dans une logique de conversion des quais. Parce que la tradition de certains quais est d’être un lieu de marché et donc un lieu public, flexible, pas trop encombré par d’autres choses.
En même temps, on se dit que c’est une ville qui pourrait profiter beaucoup plus de son fleuve plutôt que de s’engouffrer dans les ruelles d’un centre qui sont pittoresques mais qui ne sont finalement pas si significatives, pas si intéressantes que ça. Je crois que Liège a des lieux extraordinaires là où on ne les attend pas.
L’autre lieu significatif est Droixhe : ce que je trouve intéressant, c’est que ça commence dans les années 50, ça se termine beaucoup plus tard, ça vit surtout dans les années 60, et c’est certainement, en Belgique, une des expressions des plus accomplies du Modernisme ; mais clairement avec le problème que sa construction s’étale sur trop d’années. L’évolution fait qu’il y a des pertes de vitesse, on le voit avec le site «Croix Rouge», on le voit avec ce qui est construit avant et ce qui est construit après ; ce qui est construit après est fait d’une autre manière: les propos, les principes ne sont plus exactement ceux du départ, et donc, en réalité, ça affaiblit l’ensemble. Parce que, tout simplement, dix-quinze ans après, les problématiques ont déjà évolué et du coup, il y a un espèce d’amoindrissement : on le voit bien dans l’architecture mais aussi dans l’aménagement au sol, qui est moins efficace.

Je pense que ce sont des lieux qui vont devenir «patrimoine», à plus forte raison dans quelques années : je parle de Droixhe, mais aussi de beaucoup de bâtiments de logement, les plus intéressants… certaines tours de logement, qui seront de plus en plus appréciées. Ca dépendra de la manière dont on va traiter les bords du fleuve. Le choix de mettre les traversées à grande vitesse sur les quais pose un gigantesque problème d’infrastructure. Sans connaître les options urbanistiques que Liège veut prendre pour l’instant, j’ai l’impression que la rivière est vécue comme une fatalité, et pas comme un avantage potentiel. Le port de Liège fonctionne beaucoup plus en dehors de la ville, il n’a pas vraiment un impact, on ne voit pas beaucoup de péniches.

D’autre part, si on continue la rivière en sortant de Liège, on voit dans l’affaiblissement de la densité un autre type d’urbanisme qui se produit progressivement. Des petites maisons, des petits jardins qui ont un rapport plus direct avec l’eau, et du coup, l’eau devient un élément vivant du quartier, non plus une dimension de ville, et rend le quartier beaucoup plus agréable, on pourrait dire, charmant, car on ressent que le fleuve est approprié par les habitants.

Il y a un autre élément de cette époque que je trouve assez intéressant : c’est la tentative de copier le bâtiment de l’ONU. La Cité administrative n’est pas un bâtiment extraordinaire du point de vue de l’architecture. On le sent bien, c’est quand même un volume dont les proportions montrent qu’on a eu la volonté de faire comme une chose déjà vue ailleurs et qui essaye de se glisser dans un tissu qui n’est pas fait pour l’accueillir. Donc il y a ce contraste, et, à la limite, on voudrait que le contraste soit encore plus radical, encore plus fort. Encore une fois, le vrai problème de ce bâtiment, c’est son absence de rapport à l’eau, qui pourrait le rendre plus intéressant ; il ne profite pas de cette présence. Le fait d’utiliser cet espace comme parking, alors que ce lieu pourrait être une place publique…
Ça pourrait toujours fonctionner, mais ça dépend de la manière dont on investit les lieux, comment on les structure, comment on les habille…

Je crois que dans beaucoup de villes d’Europe, pendant les années 60 il y a eu une série de prises de position du pouvoir politique, souvent très peu soucieuses de ce qui existait. Je ne lie pas ça nécessairement au fait qu’il y avait cette fameuse projection vers le contemporain, ou le moderne. Je pense que c’est un faux argument. Il ne faut pas oublier que les années 60 sont les années qui se sont terminées avec l’homme qui met le pied sur la lune.
Et donc je crois qu’on se projetait sur une échelle beaucoup plus grande : tout ce qui était un peu petit et qui sentait le passé n’était pas si important que ça, parce que l’enjeu qu’on se donnait allait au-delà du local. On voulait être grands parce que les enjeux qu’on se donnait étaient grands. En 1969, l’homme allait sur la lune, et je crois que c’est un tournant psychologique énorme. Aujourd’hui, on n’en parle plus beaucoup, c’est un peu oublié, ça s’est ralenti, il y a eu des accidents, la compétition entre les grandes puissances est terminée, mais je crois que l’ambition de beaucoup d’hommes politiques, et aussi dans le monde de la culture, était de réfléchir à l’universel, et non au particulier. La logique de pensée faible, où on intervient ponctuellement, sagement, pour réparer et restaurer : ces choses-là sont arrivées beaucoup plus tard. Les années 60 sont des années qui voient apparaître des groupes de pensée extrêmement forts : Archigram en Angleterre, les Métabolistes qui vont s’affirmer au Japon dans les années 70, Superstudio et Archizoom en Italie et d’autres groupes encore.

Et le retournement ?

Je pense que les années 70 ont marqué la fin d’une série de choses : 73, la guerre du Kippour, la montée du prix du pétrole, marquent un changement radical. Pour la première fois, après des décennies de croissance, le monde reçoit un coup d’arrêt général.
Toute la dimension de l’utopie rentre aussi en crise : on voit émerger le terrorisme. Ces mille espoirs qui s’étaient manifestés de manières différentes subissent le contrecoup en économie, dans le social.

Dans beaucoup de pays, les gouvernements ont alors adopté des techniques de contrôle. Ca se traduit aussi dans la manière d’implanter les architectures. A Droixhe, on le voit à la manière dont les cinq derniers bâtiments sont implantés : il n’y a plus l’énergie et la naïveté des années 50, cette vision progressiste (qu’illustre par exemple le socialisme utopique des kibboutzim israéliens). Les années 70 commencent à être des années où la peur apparaît : c’est intéressant parce que ce sont quand même des générations qui ont traversé la guerre et ils savent ce que sont la peur et la guerre. Dans les espaces urbains, il y a des formes de repli. Il y a aussi une crise de la construction : on construit beaucoup moins dans les années 70, il y a contraction des budgets publics. C’est dans ces années-là que les logements sociaux construits à grands efforts commencent à être un peu laissés à eux-mêmes. On le voit partout et notamment avec la crise des grandes cités sociales italiennes. Ce n’est pas un hasard si c’est dans ces cités que les Brigades Rouges vont recruter. Mais c’est vrai que les Etats abandonnent ces espaces. Je ne pense pas qu’il y ait eu un calcul volontaire. On a dû agir selon une réaction du moment. Beaucoup de pays ont du faire les comptes avec une réalité qu’ils ne connaissaient pas, avec une criminalité idéologique. La criminalité mafieuse agit sur l’économie essentiellement. Ici, c’est une criminalité qui agit sur l’idéologie, sur les valeurs. Cela effrayait beaucoup plus tous les pouvoirs, parce que, avec les criminels dans l’économie, on peut toujours négocier, mais avec les criminels dans les idées, non. Je crois que la dureté des expressions dans l’architecture parle aussi de ça, alors que les années 60 restent des moments formidables d’ouverture.

Quels sont les liens entre les années 30 et ce qui se passe dans les années 60 ?

Ce sont deux époques complètement différentes. Les années 20 et 30 sont l’époque héroïque du mouvement moderne, extrêmement idéologique, dans lequel les objectifs des architectes sont surtout de nature sociale et politique, et où il n’y a pas nécessairement une traduction formelle. Ce qui prime, c’est une ambition militante et qui voit dans l’architecture académique un empêchement de pouvoir résoudre les problèmes des gens. Les «passages à l’acte» se font après, mais cela dépend des pays. En Allemagne, par exemple, en Autriche, le mouvement moderne prendra beaucoup de place jusqu’en 1933 parce qu’il permet de répondre à des exigences urgentes de logement (exode rural, industrialisation). Après 1917 et la dernière grande épidémie (la grippe espagnole), la croissance de la population va être considérable et donc parallèlement, la demande de logements. Le mouvement moderne reprend des propos hygiénistes apparus déjà au XIXème siècle: la lumière, l’eau, la ventilation, la proportion des espaces ; ce sont des préoccupations sociales et humanistes. Beaucoup d’architectes sont vus comme porteurs d’un idéal progressiste et le succès de cette architecture s’explique aussi par le fait qu’elle était la première qui allait appliquer les nouveaux moyens de construction (béton, acier, vitrage), utilisés de manière de plus en plus performante et économique.
Dans les années 50-60, on est dans ce qu’on appelle la «deuxième génération» qui est surtout formée par ceux qui ont été les élèves des premiers modernes et qui vont retraduire les principes du mouvement moderne dans tous types de programmes et de contextes. Le bureau paysager est une invention allemande des années 60 et le bureau tel qu’on le connaît aujourd’hui est un produit de cela : du croisement, de l’application des techniques de construction d’espace rationalisé issues des propos modernistes, des nouvelles techniques et des nouveaux concepts. L’espace de bureau est un nouveau concept, par exemple. L’hôtel international, qui existe déjà dans les années 30 avec une clientèle extrêmement aisée devient un levier du tourisme de masse. Et on voit apparaître dans les années 50-60 des grands hôtels qui ressemblent à des immeubles de bureau (Sheraton, Hilton, etc.) Ce qu’on appelle Style International.
C’est une dénomination qui naît à la fin des années 20 aux USA grâce à des architectes (Philip JOHNSON et Henry Russell HITCHCOCK) qui vont essayer d’introduire l’architecture du mouvement moderne dans le continent américain. Ce terme est récupéré après coup par l’historiographie pour désigner tout ce qui a été fait après les années 30 et surtout dans les années 50-60. Donc - au fond - les années 50-60 voient la maturité de toute une série d’idées qui s’étaient développées auparavant.
LE CORBUSIER construit l’Unité d’habitation de Marseille en 1952 qui sera le modèle étalon sur lequel la promotion immobilière va construire des milliers de logements un peu partout mais en simplifiant, en banalisant tout le propos, en utilisant la logique technique de construction rapide et de densification. Je pense aussi que la génération 50-60 n’a plus un regard local : c’est une des premières générations qui commence à penser de manière internationale. On a parlé de la Cité administrative : POSKIN et BONHOMME font clairement référence au siège de l’ONU.
Ce bâtiment de l’ONU est un bâtiment très symbolique qui sera très copié, un modèle. Pour beaucoup d’architectes, ce qui se faisait aux Etats-Unis était fascinant. «La» Ville, c’était New York, ce n’était plus Paris ou Londres, pas encore Barcelone : la ville des gratte-ciel, de la vitesse, des lumières, la «ville qui ne dort pas», des grandes infrastructures de transport, de la mobilité. Cette fascination impressionnante que nous n’avions pas ici parce que nous avions encore des villes du Moyen Age ou encore plus anciennes ; ce qui explique qu’on allait voir le modèle de ce qui se faisait de nouveau pour être aussi partie prenante de ce monde nouveau.
Et les architectes comme EGAU veulent faire partie d’un monde international, veulent faire partie de quelque chose de collectif qui dépasse les conditions locales même si leur rayon de travail reste extrêmement local. La caractéristique de Liège est qu’elle possède des architectes qui construisent très peu en dehors de la ville (sauf des exceptions plus récentes). Au contraire on aura des architectes qui viennent travailler à Liège. Il y a une espèce de fermeture curieuse mais qui fait une espèce d’architecture nationale, locale on va dire. Mais qui ne prend pas nécessairement son histoire comme modèle, elle va voir aussi ailleurs et c’est assez particulier.

A Liège, on peut voir qu’il y a eu une éclosion importante d’Art Nouveau - même si elle n’est pas comparable à Bruxelles - et malheureusement beaucoup d’immeubles ont disparu comme la Salle de la Renommée. Elle a eu une saison Art Déco formidable, une saison moderne avec des architectes des années 30 entre le déco et le Modernisme (L’EQUERRE, MOUTSCHEN fils, etc.)
En 1939, on organisme une Exposition Internationale de l’Eau et, quelques mois après, la guerre éclate en annulant l’effet d’intérêt pour l’évolution architecturale de la ville.

Je pense qu’il y a là une histoire à reconstituer. Liège est une ville qui a une richesse énorme d’un point de vue patrimonial, il faudrait qu’elle commence à le reconnaître. Pas dans le but de construire une mémoire qui devienne un obstacle, mais pour l’utiliser comme levier d’identité, pour reconstituer sa propre identité. Il ne faut pas la noyer, la gommer, ni croire que seules les époques précédentes ont une valeur pour l’identité urbaine.

Cette production n’est pourtant pas très aimée des Liégeois.

Je pense que la manière dont on a investi l’espace public dénote beaucoup plus la ville que ses architectures. On connaît le drame de la place Saint-Lambert, combien de temps il a fallu pour aménager la place Saint-Léonard, on voit Droixhe, on voit l’absence d’utilisation des rives, on ne sait pas ce que va donner l’aménagement face à la nouvelle gare : il y a tout un ensemble de problèmes qui sont liés à l’usage, la perception et la dimension de l’espace public. Et à partir du moment où on va investir sérieusement l’espace public, avec des vraies prises en compte de tout ce qu’il peut offrir (c’est justement un espace flexible), il peut, lui, générer l’usage des architectures et pas le contraire. Quand on pense à la quantité de bâtiments importants qui sont proches du fleuve mais qui ne fonctionnent pas avec lui, c’est assez contradictoire, il y aurait un travail à effectuer sur le statut des infrastructures viaires : la place donnée à la voiture, quelque part inévitable mais qui mériterait d’être traité d’une autre manière.

Il y a l’impossibilité de faire un «ring».

C’est vrai qu’on ne peut pas faire un «ring», mais on doit pouvoir traverser la ville de manière à ne pas la faire souffrir, on peut reconstituer un front vers l’eau qui reconsidère la coupe transversale du bâti par rapport à l’eau, on laisse les voitures où elles sont, on reconstruit au-dessus, on vient créer une séquence de terrasses et on reconsidère tous les fonds de rez-de-chaussée. Quand je parle de la côte belge, elle a fonctionné de la même manière avec la spéculation immobilière, mais elle a laissé les voitures derrière, elle a exploité son front de mer même si ça reste assez modeste, mais Liège pourrait faire quelque chose là-dessus. Ce serait un bel enjeu. Plus que l’architecture, c’est l’usage, l’aménagement de l’espace public et de ses infrastructures qui peuvent contribuer à valoriser ces architectures intéressantes.

Les immeubles de ces années se sont «calés» dans une structure parcellaire qui n’a pas changé, d’où le sentiment d’incohérence.

C’est la caractéristique de toute la Belgique, inévitable, mais il faudrait peut-être le retourner pour qu’il devienne un avantage. Cette incohérence est gênante si on imagine que la ville doit être quelque chose d’ordonné, mais on peut aussi penser que le visage ou la structure désordonnée peuvent devenir quelque chose d’extrêmement riche, justement parce qu’on prend ce désordre comme une valeur et non pas comme une fatalité, un aspect négatif. Au fond, cela signifie que cette ville a vécu des moments de grande liberté, avec tous les dégâts que cela provoque parce qu’il y a eu beaucoup de spéculations, de maladresses, d’ignorance, mais il y a eu aussi beaucoup de travail, beaucoup d’intelligence, de volonté, il y a eu des idées, il y a eu des histoires de personnes. Donc, je crois qu’il faut repartir par là pour reconsidérer les espaces. Les années 60, au fond, ont proposé une ville qui était très ordonnée.
Droixhe, c’était une ville qui avait un ordre. Le front de rivière avec l’homogénéisation de ces immeubles est ordonné, ce n’est probablement pas la nature d’une ville comme Liège. Personnellement - en étant étranger - je constate que la Belgique est un pays désordonné, et ce désordre, le jour où elle apprendra à l’assumer, et à en faire un élément de valeur, elle entrouvrira toute sa richesse.
Aujourd’hui ce n’est pas le cas, parce que c’est un désordre qui fait peur, qu’on n’a pas conscientisé, qu’en tous cas on n’a pas assumé. Il y a simplement un problème d’identité. Et, à la limite, Liège, c’est une des villes avec une identité structurée, assise. Le fait d’être une ancienne capitale de Principauté : toutes les villes ne peuvent pas dire ça.

Il y avait aussi dans les années 60 une ambition métropolitaine pour Liège.

Naturellement, mais je pense que l’ambition n’était pas fausse. Simplement : comme pour beaucoup d’hommes politiques, la difficulté était de chiffrer dans le temps. Le temps de la politique n’est pas le temps de la construction et planifier à long terme est quelque chose qui provient d’une époque où beaucoup de régimes étaient plus «durables» car non démocratiques. Quand Léopold II lance ses grands projets sur Bruxelles, il ne se pose pas le problème.
Si ça prend 10 ans, ça prend 10 ans. Ici, il y a des élections, les majorités, les programmes, l’avis de la population, etc. Dans les années 60 on commençait à se rendre compte que ce n’était plus possible d’agir comme auparavant même si les conditions de la démocratie commençaient à ressembler à celles que nous vivons aujourd’hui.
Beaucoup d’espoirs sont tombés parce que nous n’avons pas construit les instruments adéquats aux ambitions.

(juin 2007)

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